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LES NUMÉROS PASSÉS ET RÉCENTS DE L’INFO-FLASH SONT DISPONIBLES SUR NOTRE SITE INTERNET : www.amic.ca
Þ Þ Þ Þ Þ No7 No7 No7 No7 Ü Ü Ü Ü Ü Novembre 2010
FEUILLET D’INFORMATION DE L’AMIC
I- La Troisième Conférence Médicale Internationale de l’Arménie
La Troisième Conférence Médicale Internationale de l’Arménie se tiendra du 7 juillet au 9 juillet, 2011. AMIC a reçu un rapport préliminaire donnant les informations suivantes :
Un Comité Organisateur (CO) a été formé présidé par le Professeur Derenik Doumanyan, Directeur de l’Institut National de la Santé. Les membres de l’OC sont : Professeur Ara Babloyan, Jury Thounyan, Vladimir Davidyan, Ara Ter-Grigorian, Mkrtich Avagyan, Armine Zarayelyan, Susan Thokmagyan, Gagik Avagyan, Geganush Stepanyan, Sergey Sargsyan, Hrach Arshakyan et Eva Movsesyan.
La liste des membres du Comité Scientifique (CS) n’est pas encore complète. AMIC enverra la liste complète, dès qu’il la recevra.
Les frais d’inscription sont donnés dans le tableau suivant (ceux se rapportant aux jeunes médecins pourraient être sujets à des modifications).
Le site Internet, les hôtels et autres informations pertinentes seront communiquées et vous seront envoyées quand AMIC en recevra les données de l’OC.
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Catégories |
Avant le 1er mai, 2011 |
Après le 1er mai, 2011 |
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Médecins |
440 $ US/350 Euros |
500 $ US/400 Euros |
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Infirmiers |
250 $ US/195 Euros |
275 $ US/215 Euros |
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Étudiants et Résidents |
100 $ US/75 Euros |
130 $ US/100 Euros |
II- L’Assemblée Générale Annuelle de l’AMIC
L’Assemblée Générale Annuelle de l’AMIC s’est tenue à Montréal du 14 au 16 octobre 2010. Les présidents et les représentants des associations membres sont venus de France (Dr. Serge Simonian), de Toronto/Canada (Dr. Berge Artinian), de New York (Dr. Lawrence Najarian) de San Francisco (Drs. Jerry et Mariam Manoukian), de Los Angeles (Mme Kohar Kesian et Dr. Varoosh Alaverdian). Le Comité Exécutif était représenté par son président Dr. Avedis Bogosyan (Toronto), Dr. Antranik Benohanian (Montréal), M. Richard Elliott (Trésorier, Montréal) et Aïda Boudjikanian (directrice administrative, Montréal). En outre, le premier président de l’AMIC, Dr. Edouard Naltchayan a aussi surpris les participants par sa présence et sa participation aux débats. Le président des associations membres de Washington D.C. et de la Grande Bretagne étaient en mission en Arménie et n’ont donc pu y assister.
Avec les rapports administratifs usuels, la Conférence Internationale de l’Arménie (7-9 juillet 2011) et le 11ème Congrès Mondial Médical de l’AMIC de 2013 étaient à l’ordre du jour. Les présents ont tous présenté des rapports écrits ou oraux sur leurs activités durant l’année en cours. Les numéros futurs de L’Info-Flash ainsi que le procès-verbal de la réunion en donneront des résumés.
III- Une Première Conférence sur le Tabac et la Santé en Arménie
Durant le Xème Congrès Médical Mondial de l’AMIC, tenu à New York en 2009, un groupe de médecins et de professionnels de la santé publique avaient présenté une pétition aux Ministres de la santé, de l’éducation et de la science et au Recteur de l’Université d’Érévan de l’Université d’État Médicale d’Érévan, concernant les dangers résultant de l’usage du tabac et de la nécessité de combattre le tabagisme en Arménie. Le 31 mai 2010, la Première Conférence sur le tabagisme avait lieu en Arménie.
Nous présentons ci-dessous les rapports et les photos de l’événement qui a réuni non seulement des spécialistes mais aussi des étudiants qui ont organisé des marches pour expliquer directement au public les méfaits de l’usage du tabac. Les rapports furent envoyés par Dr. Robert A. Bagramian. AMIC voudrait le remercier ainsi que Dr. Gevorg Yaghjyan pour tous leurs efforts.
La Première Conférence sur le "Tabac et la Santé" en Arménie,
31 mai, 2010.
Pour célébrer la Journée Mondiale du "Pas de Tabac aujourd’hui", l’Université d’État Médicale d’Érévan (UEME) et l’Université Américaine d’Arménie (UAA) ont organisé ensemble la Conférence "Tabac et Santé" en Arménie, le 31 mai 2010.
La Conférence a regroupé des étudiants de médecine, des professeurs, des cliniciens, des professionnels de la santé publique d’Arménie et de la Diaspora ainsi que des experts internationaux afin de discuter des méfaits du tabagisme dont les preuves ne cessent de croître, ainsi que de la responsabilité des professionnels de la santé dans la lutte contre l’épidémie du tabac en Arménie.
La Conférence se situait également dans la liste des événements organisés dans le cadre de la célébration du 90ème anniversaire de la fondation de l’UEME.
Les présidents des deux universités, Dr. Gohar Kyalyan et Dr. Haroutune Armenian ont prononcé les mots d’ouverture, et Dr. Ara Babloyan, le président du Comité Parlementaire de la santé et M. Suren Krmoyan, le conseiller du ministre de la santé, ont souhaité la bienvenue aux présents.
Dr. Kyalyan a mis l’accent sur le rôle vital que les professionnels de la santé jouent en disant la vérité au sujet de l’addiction au tabac tant an niveau individuel que social; on peut cependant éviter la mort due au tabac. "Il est temps que l’on commence à se respecter et à être fier de pouvoir dire qu’on est en bonne santé".
Dr. Armenian a dit que :"la médecine du 20ème siècle a misé fortement sur la prévention des maladies. Celle du 21ème sera celle durant laquelle on pourra construire/reconstruire sa santé". Il a lancé un appel aux participants, aux étudiants en médecine, aux médecins et autres professionnels de la santé leur demandant d’arrêter de fumer." Vous êtes les leaders en santé de la nation, donc vous ne pouvez fumer".
La conférence a couvert les thèmes suivants : la santé publique et la politique à mener contre l’utilisation du tabac, les avantages à tirer des hôpitaux où il est interdit de fumer, le risque que représente l’utilisation du tabac dans le développement de maladies mortelles et le besoin de fortes interventions pour la cessation du tabagisme. Des experts mondiaux du contrôle du tabagisme comme Dr. Frances Stillman, co-directeur du Contrôle Global du Tabac de l’Université Johns Hopkins et Dr. Gregory Connolly, Président de la Division de la Pratique de la Santé Publique de l’École de Santé Publique de Harvard (discours transmis par vidéo) ont partagé leurs expériences avec les présents et suggéré des moyens de lutte contre le tabagisme.
Le Comité Organisateur de la Conférence (qui comprenait des professionnels de l’UEME, de l’UAA et du Ministère de la Santé) ont travaillé sur une résolution proposant des stratégies de prévention du tabagisme et du contrôle par les professionnels de la santé avec par exemple l’interdiction de fumer dans les hôpitaux, l’intégration du tabagisme dans le cursus médical et la mise en place de lignes de conduite pour la cessation du tabagisme.
La marche des étudiants en appui à la journée mondiale du "Pas de Tabac aujourd’hui".
Le Conseil estudiantin de l’UAA, en collaboration avec les étudiants d’autres universités et des volontaires de la Croix Rouge Arménienne ont organisé une marche à l’occasion de la journée sans tabac.
Leur objectif était d’exposer au public et aux spécialistes de la santé les dangers de l’épidémie du tabac et de les conscientiser sur la nécessité d’une législation de contrôle, ainsi que de mobiliser la jeunesse d’Arménie.
Ils se sont rencontrés près de Cascade et ont marché vers l’UEME où les participants à la conférence les ont rejoints. La marche s’est alors poursuivie vers la rue Abovyan où des affiches réclamant "Pas de tabac" et "Nettoyez l’air que nous respirons", faites de paquets vides de cigarettes ont été brandies.
Des dépliants sur la législation du contrôle du tabac, les dangers du tabagisme ont été distribués aux passants. Des petits cadeaux leur ont été donnés en échange des paquets de cigarettes qu’ils auraient dans leurs poches…
Dr. Rochelle Parks-Yancy, professeur-associé de Gestion à l’École Jesse H. Jones de Business de l’Université de Texas, et chercheur Fulbright à l’UAA, a dit : "j’ai participé à la marche et j’étais surprise de la bonne organisation, de la participation et du succès de l’événement. Les étudiants de l’UAA étaient très proactifs en s’approchant des fumeurs et leur demandant d’abandonner leurs cigarettes pour recevoir en retour du chocolat, et j’étais heureuse de voir que beaucoup de fumeurs ont lâché leurs cigarettes. J’étais impressionnée par la qualité et l’enthousiasme des étudiants et j’apprécie les efforts du conseil des étudiants".
Des photos de la marche des étudiants.




et de la
Conférence
IV- La Fondation Austro-Américaine
Dr. Gevorg Yaghjyan a envoyé l’entrefilet suivant à l’Info-Flash. Dans des copies précédentes de l’Info, on a passé des informations sur les conférences et les séjours de recyclage de professionnels de la santé arméniens dans al Fondation Austro-Américaine. Il est bon et utile de savoir qu’elle est à nouveau en état de fonctionnement, grâce en partie à des fonds venus d’Arménie.
Les photos ci-dessous les montrent après leur reconstruction :
En avril 2009, les dégâts dus à un feu et à l’eau d’extinction des pompiers avaient complètement détruit le bâtiment, mais en moins d’un an, la "Société de Reconstruction de Salzburg (GSWB) et ses partenaires ont pu entièrement rebâtir l’immeuble.
Le centre renouvelé est équipé des dernières technologies et de l’air conditionné dans les salles de conférences. Il y a un nouveau salon dans les étages supérieurs où l’on peut se réunir, appelé le "Salon arménien", car il a été financé par des fonds venant d’Arménie. Dr. Bella Grigorian a organisé un concert à la fin du mois de mai pour ramasser les fonds nécessaires.
Des remerciements spéciaux sont dus à l’ingénieur Heinrich Moslechner qui a supervisé entièrement le projet, faisant travailler 300 ouvriers de la construction par jour, et à Mademoiselle Mag. Maria Perndorfer et son équipe qui ont travaillé, logés dans des containers pendant 9 mois, alors que le centre était en chantier. Un premier séminaire s’est déjà tenu à la fin de mars 2010.
V- L’État de la Santé en Arménie et les Changements au cours des années
Tamara Toronyan, docteur et chercheur à l’Institut National de la Santé est l’auteur de l’article suivant. Elle est l’un des récipiendaires du prix de l’ANSEF (Fond National de Science et de l’Éducation) et a accepté gracieusement de publier son article, écrit dans le cadre de l’ANSEF, dans Info-Flash.
L’État de la Santé en Arménie et les Changements au cours des années
À la différence d’autres pays de transition, des facteurs socio-économiques ont empêché la mise en place de l’assurance médicale et ont généré une décroissance des services de la santé subventionnés. Cela a causé une plus longue longévité des maladies et une pathologie chronique.
Bien qu’il y ait eu une forte chute des références aux médecins, cela ne reflète pas exactement la situation où l’on constate une montée de la morbidité. (Voir figure 1).
Figure 1 : Morbidité de la population et des enfants âgés de 0-14 ans après un premier diagnostic de maladie.
Per 100 000 population et enfants

Source: NSS, Statistical Yearbook of Armenia, 2008.
Le taux de natalité était de 22 pour mille entre 1970 et 1990; en 2008, il avait chuté à 13 pour 1000. Entre 1990 et 2001, le taux a chuté alors que le taux de mortalité demeurait constant. Cependant une certaine croissance peut être observée ces derniers temps. Ainsi la croissance de la population a chuté fortement, et comme prévu, le taux de fertilité a également subi un fort déclin (Rappelons qu’une population croît si son taux de fertilité est supérieur à 2.15. En Arménie, depuis 1996, ce taux est inférieur à 2.15).
Table 1 : Changement démographique de la population (pour 1000 habitants)
|
Indicateurs |
1990 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
|
Taux de N. |
22,5 |
9,0 |
10,0 |
10,1 |
11,2 |
11,7 |
11,7 |
11,7 |
12,4 |
12,8 |
|
Taux de M. |
6,2 |
6,3 |
7,5 |
8,0 |
8,1 |
8.,0 |
8,2 |
8,5 |
8,3 |
8,5 |
|
Croissance démographi |
16,3 |
2,69 |
2,5 |
2,1 |
3,1 |
3,7 |
3,5 |
3,2 |
4,1 |
4,3 |
Les indicateurs de mortalité d’Arménie devraient être examinés avec prudence. Il y a des différences significatives entre les estimations officielles et les sondages de population. Les données officielles montrent que la mortalité générale (pour mille personnes) et la croissance démographique ont chuté de 16,3 à 4,3 pour 1000 en 2008. (Statistique Nationale 2009). Les causes principales des décès prématurés (moins de 65 ans) en Arménie sont, en ordre de grandeur, les maladies du système circulatoire, le cancer, les blessures externes et l’empoisonnement. (OMS 2007).
Table 2 : Tendances dans quelques indicateurs de santé (Statistiques Nationales)
|
Indicateurs |
1990 |
2000 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
|
Espérance de vie |
70,7 |
72,5 |
73,4 |
73,5 |
73,3 |
73,4 |
|
Espérance de vie des femmes |
75,2 |
75,7 |
76,4 |
76,5 |
76,4 |
76,6 |
|
Espérance de vie des hommes |
68,4 |
70,9 |
70,3 |
70,3 |
70,0 |
70,2 |
|
Mortalité Maternelle.MMR (pour 100,000 naissances) |
40,1 |
52,5 |
26,7 |
16,0 |
12,3 |
15,0 |
|
Mort. Infant. IMR (pour 100,000 naissances) |
23,8 |
15,6 |
11,6 |
12,3 |
13,8 |
12,3 |
Bien qu’il y ait une divergence entre les données nationales, les estimations de l’OMS et les données issues de plusieurs enquêtes, toutes convergent cependant pour indiquer un déclin dans la mortalité néonatale, infantile et maternelle depuis 1990 (Voir tableau 2).
Les statistiques officielles indiquent un déclin de la mortalité infantile et maternelle. En 2007, 433 décès étaient enregistrés parmi les enfants âgés de 0 à 1 an et le taux de mortalité était de 10,9 comparé à 18,5 en 1990. La mortalité infantile parmi les enfants âgés de moins de 5 ans était de 12,3 pour 1000 naissances en 2007, comparé à 23,8 en 1990. Ces différences dans la mortalité infantile peuvent être expliquées par 3 facteurs liés à la pauvreté : accès à la santé, l’éducation de la mère et l’alimentation.
La mortalité est demeurée stable, exceptée la mortalité maternelle. La mortalité infantile a diminué durant la décennie passée, comparativement aux autres pays transitoires. Le taux de mortalité infantile (IMR) a cru légèrement depuis 1995 alors que la mortalité maternelle (MMR), a cru de manière forte surtout en 2000, pour atteindre 52,5 après mille naissances, comparé à 34,7 en 1995 et cela est dû à l’accroissement du nombre des accouchements à la maison sans aide et sans assistance, et à des avortements. Néanmoins depuis 2001, ce taux est en déclin. Le déclin de l’état de la santé des mères peut être le résultat de comportements malsains et de l’inefficience du système de la santé.
Le taux de mortalité infantile s’est par contre amélioré systématiquement, atteignant 11,6 cas pour mille naissances en 2004 comparativement à 23,8 cas pour mille naissances en 1990. (Ministère de la santé 2004). Ce taux est plus faible que la moyenne des pays de la CEI (plus de 13 pour mille naissances), mais plus fort que ceux des pays européens (5,25 pour mille naissances). (Source OMS, 2007).
"Les pays qui dépensent plus sur leur système de santé, ont une plus forte espérance de vie et une meilleure qualité de vie". Cette constatation est fréquente dans la littérature. Une plus forte dépense par tête d’habitant est généralement associée à une plus forte espérance de vie à la naissance, alors que de temps en temps, cette relation ne s’avère pas vrai, même dans les pays développés.
L’espérance de vie varie considérablement parmi les pays de l’OCDE et généralement en 2006, dans les pays à fortes subventions sanitaires, elle était élevée : 81,7 en Suisse, 81,2 en Islande, 80,9 en France, 80,8 en Suède, 80,6 en Norvège, 80,4 au Canada, 79,8 en Hollande, et 79,8 en Allemagne.
Tous ces pays ont une forte proportion sinon la plus forte proportion de dépense dans le domaine de la santé par tête d’habitant, dépassant la moyenne des pays de l’OCDE. Il faut néanmoins signaler que de fortes subventions ne prolongent pas nécessairement la durée de la vie. Les États-Unis dépensent par exemple 6714 $ US par tête d’habitant. Le Japon dépense moins (2474 $ US) mais a une espérance de vie plus élevée que celle aux É-Unis; l’espérance de vie aux États-Unis est de 77,8 alors qu’au Japon elle est de 82,4 ans. Dans le même ordre d’idée, l’Australie a une espérance de vie de 81,1, l’Espagne 81,1 et l’Italie de 80,9. Un groupe de quatre pays, la Turquie (71,6), la Hongrie (73,2), la République slovaque (74,3), et la Pologne (75,3) sont à l’autre bout de la ligne.
Avec considérablement moins de subventions impliquées, l’Arménie a réussi à atteindre de bons indicateurs, par rapport aux standards européens et par rapport à plusieurs pays d’Europe et d’Asie centrale. En 2007, en Arménie, l’espérance de vie est de 70,2 pour les hommes et de 76,6 pour les femmes. Les deux indicateurs étaient plus élevés par rapport à leurs niveaux de 1900. Alors que pour les hommes, l’indicateur est plus élevé que ceux des pays de l’Europe et de l’Asie centrale, pour les femmes, il reste similaire à la moyenne de ces régions, soit 75,3 (UNICEF, 2002).
Il est difficile d’apporter des explications adéquates, car de 1990 à 2006 cet indicateur a cru. Durant l’époque soviétique, l’Arménie avait l’un des meilleurs systèmes de santé de l’URSS (Ter Grigorian, 2001). L’espérance de vie y était la plus forte alors, soit 73 années; mais elle a chuté à 71 en 1991, après l’indépendance. Depuis mi 1990, elle a recommencé à croître pour atteindre 72,5 en 2000 et 73,4 en 2004. Elle était plus forte qu’en Russie (65 ans) ou la moyenne des pays du CIE (67 ans) et comparable à la moyenne des pays de la "nouvelle Europe", soit 74 ans, (OMS 2007). Néanmoins la crise économique des années 1990 aurait dû influencer les résultats. Il est possible que les conséquences néfastes de la crise ne se fassent sentir qu’après une certaine période de temps.
Les 30 pays à la tête de l’OCDE et l’Arménie classés par espérance de vie : comparativement aux subventions du système de la santé, plusieurs pays ont de meilleurs taux que les États-Unis, avec des montants se montant à la moitié à ceux des É-Unis, qui sont les plus forts au monde. Avec une espérance de vie de73,4, l’Arménie devance la Hongrie (73,2) et la Turquie (71,6).
Il faut dire néanmoins que les indicateurs montrent des différences significatives entre les régions rurales et urbaines.
VI- Qu’est-ce que l’AMIC/CIMA?
Le Comité International Médical Arménien (CIMA/AMIC) a été formé il y a 20 ans. C’est une organisation qui regroupe (et fait la promotion) des associations médicales arméniennes de la Diaspora, créant ainsi un réseau d’échanges d’informations.
AMIC organise des Congrès Médicaux Mondiaux. Dix ont été organisés jusqu’à présent dans différentes villes de la Diaspora, le dernier étant celui tenu à New York du 1er au 4 juillet 2009.
En 2007, la "Seconde Conférence Médicale Arménienne" a été organisée par l’Arménie et tenue à Érévan (juin 28 à juin 30). La 3ème sera organisée du 7 au 9 juillet 2011.
AMIC publie depuis 1998 un bulletin d’informations, distribué gratuitement par voie électronique à tous les professionnels de la santé. Si vous êtes un professionnel de la santé et désirez recevoir l’Info-Flash, veuillez nous envoyer votre adresse courriel à aida@amic.ca ou amic@amic.ca . Si vous changez votre adresse, n’oubliez pas de nous en aviser. Info-Flash est posté sur GROONG, mais dans un format différent, sans graphiques ni photos, en conformité aux règles de GROONG. Pour le recevoir individuellement, dans son format originel, veuillez contacter le bureau de l’AMIC (aida@amic.ca ou amic@amic.ca). Pour plus d’informations, visitez notre site Internet : www.amic.ca
Depuis 2005, AMIC publie un journal scientifique en langue anglaise, en collaboration avec Regimedia, l’"Armenian Medical Review". Le 4ème numéro a paru. Pour vous abonner, veuillez écrire à aida@amic.ca ou visiter le site Internet www.amic-review.com
Une information utile: si vous désirez envoyer gratuitement des équipements/médicaments en Arménie, d’où que vous soyez dans le monde, vous pouvez le faire à travers les services de l’"United Armenian Fund", dont le président est M. Harout Sassounian (sassoun@pacbell.net).